Jeux de roulette : croupier, un métier tourné vers l’avenir ?

Posté le 27 février par Julien dans Actualité

« Faites vos jeux, rien ne va plus… ». Cette phrase que tout adepte des jeux de roulette a déjà entendu au moins une fois dans sa vie colle à l’image du croupier, homme de l’ombre, discret, respectueux, et pourtant au cœur de l’attention. Sans lui, rien ne serait possible ! Avec uniquement huit semaines de formation rémunérées et un contrat de travail à la sortie, le métier de croupier a probablement un bel avenir devant lui, à condition bien sûr de ne pas être trop attentif sur le salaire, et les horaires difficiles.

Croupier : un métier accessible en huit semaines, sans condition de diplôme

En France, on peut être formé au métier de croupier en seulement huit semaines, un laps de temps suffisant pour pouvoir animer les tables des différents jeux proposés par les casinos terrestres de l’Hexagone : jeux de roulette, jeux de cartes, blackjack mais aussi baccarat etc. Le métier de croupier exige cela dit un grand nombre de qualités : « une certaine dextérité, une capacité à réaliser des calculs mentaux très rapidement, une certaine courtoisie vis-à-vis de la clientèle, enfin, une grosse faculté de concentration », explique Pierre Grégoire, coordinateur pédagogique officiant à la Cerus Casino Academy, seule école de croupiers reconnue en France.

D’après Pierre Grégoire, près de 90 % des élèves de la Cerus Casino Academy décrochent un emploi dans les douze mois suivant leur formation, si bien que le métier de croupier représente une excellente alternative pour les jeunes ou les personnes en difficulté sur le marché de l’emploi, d’autant plus que les grands groupes de casino sont continuellement demandeurs. « Les casinotiers nous envoient des offres d’emploi tous les jours. Malheureusement, nous n’avons pas suffisamment de candidats pour combler l’ensemble de leurs besoins », déclare Pierre Grégoire.

Un métier exigeant qui laisse peu de place à la vie privée

La principale raison de la perpétuelle recherche de main-d’œuvre de la part des casinos, c’est l’important turnover qui réside dans ce métier. En effet, les croupiers doivent se soumettre à des horaires très particuliers (soir, nuit et week-end), le tout pour un salaire généralement peu élevé. Dans la majorité des cas, un jeune croupier qui débute percevra uniquement un Smic, en sachant que le revenu moyen brut dans cette profession est de 1 800 €. Toutefois, les croupiers ont la chance de percevoir des pourboires, lesquels peuvent être très variables en fonction du client qu’ils servent.

Le poste de croupier est également ouvert à une promotion : chef de table, chef de partie, responsable de salle de jeux, ces postes « haut gradés » donnent droit à une rémunération allant jusqu’à 3 000 €. Pour finir, rappelons que malgré l’automatisation de plus en plus importante des fonctions de croupier, ce métier a été reconnu via l’inscription du diplôme de la CCA au Répertoire National de la Certification Professionnelle.